Jean-Claude perez ne doit plus plus gérer Carcassonne

Publié le 11 février, 2014 à 1:13 par


Tout d’abord, en tant que responsable de l’opposition de la Ville de Carcassonne, je devrais, en toute logique, vous proposer une lecture très critique du bilan du maire socialiste sortant Jean-Claude Pérez.
Et bien, vous risquez d’être surpris car, concernant la grande majorité des réalisations, je suis très satisfait. Vous savez pourquoi ?
Et bien c’est très simple, excepté les bourdes et les dépenses inutiles, le bilan Pérez, c’est le mien.

J’aime effectivement à rappeler que tout ce qui a été fait de bon sous l’ère Pérez, tous les dossiers structurants pour Carcassonne, c’est mon équipe qui les a mis en place : Magie de Noël, Festival Off avec ses 80 concerts gratuits, nouvel Hôpital, Conservatoire, nouvelle crèche à la roseraie, dossier de l’école de Maquens et la liste est loin d’être exhaustive.

Et malheureusement pour Carcassonne, je ne fais pas preuve de démagogie !

Je me plais à répéter que l’équipe Pérez n’a eu qu’à inaugurer mon travail, couper le cordon et passer à l’apéritif. Pour cela, par contre, ils sont qualifiés !

Par ailleurs, ce que l’équipe Pérez a réalisé d’elle-même est beaucoup moins flatteur voire dangereux pour les finances de la Ville.

Sous mon mandat, le Festival était « trop long et trop coûteux ». Pérez l’a rallongé d’un mois pour y intégrer les spectacles des copains ou de leurs enfants. Résultat, la subvention d’équilibre a augmenté de façon exponentielle… Et c’est nous tous qui payons avec nos impôts !

Sous mon mandat, la Magie de Noël, « c’était une réalisation démesurée pour Carcassonne ». Pérez a quasiment doublé la taille de la patinoire de la place Carnot, supprimé les chalets de commerçants qui créaient un lieu de vie chaleureux et convivial propice à la consommation, pour les entasser sur un square Gambetta transformé en foire de la Sainte-Catherine. Un lieu qui n’a tellement plus de rapport avec Noël que les commerçants qui y tiennent un chalet déclarent « nous n’en prendrons plus ! ». Pérez – 10 – Impôts + 10.

Sous mon mandat, la Fête du Vin en octobre, « ça n’avait ni queue ni tête ». Après que l’équipe Pérez l’ai supprimée, grâce au forcing des commerçants et des viticulteurs, cette fête populaire a été remise en place mais les chalets, jusqu’alors gratuits pour nos viticulteurs déjà suffisamment en souffrance, sont devenus payants !

Seule réalisation de nos successeurs, le parcours d’art contemporain. Vous savez ces quelques statuettes en bois qui ont peu pris l’eau, notamment sous le Pont-Vieux. Coût de l’opération, 150 000 euros. Ça fait cher le Mikado ! Je vous avoue que je ne m’en servirais même pas pour faire une grillade.

Au plan sportif, la grande réalisation de l’équipe Pérez, ce sont les tribunes de Domec. Le manque de travail, de réflexion et de savoir-faire les a amenés, dans la précipitation, à monter des tribunes en carton-pâte. Déjà au premier rang, le bois est fortement dégradé. Dans 10 ans, on passera à travers et ce manque de professionnalisme nous obligera à tout refaire. Qui paiera à nouveau ? Nous, nos impôts !

Des impôts encore et toujours, notamment une nouvelle et impardonnable augmentation de la taxe foncière. Tout le monde s’en est aperçu ! Mais l’équipe Pérez est allée plus loin encore en supprimant l’exonération de 10% de la taxe d’habitation pour les revenus « modestes », c’est-à-dire la grande majorité des ménages carcassonnais.

Avec Jean-Claude Pérez, Carcassonne est devenue la ville où les moins riches payent le plus cher !

J’en veux pour preuve le régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux (catégorie C) que j’avais revalorisé dès mon arrivée en 2005. D’après mes informations, il sera supprimé en avril. En cette période de crise, l’équipe Pérez veut enfoncer ceux qui gagnent le moins. Je me dois d’avertir les employés de mairie.

En parlant des employés de mairie, j’ai rencontré nombre d’entre eux. Tous me confient : « même si nous n’avons pas voté pour vous en 2009, nous reconnaissons aujourd’hui que quand vous étiez Maire, c’était différent. Tout était organisé et chacun connaissait sa tache.
Aujourd’hui, c’est plein de petits chefs et les tensions sont quotidiennes ».

Il faut dire que les chiffres sont là : problème organisationnel (qui a amené notamment à l’annulation du PLU. Félicitation toute particulière à Mme Rivel, nous sommes la risée de la France), augmentation des burn-out (tout cela est du à l’absence de dialogue dans la hiérarchie. Ce n’est pas moi qui le dit mais l’audit organisationnel), procès en chaîne notamment contre les représentants syndicaux, ce qui n’est jamais arrivé de mon temps.
Autre fait marquant qui n’est jamais arrivé de mon temps, une grève des employés municipaux et des agressions physiques ! Quelle sera la prochaine étape ? Il n’y en aura pas car nous allons récupérer les clefs d’une ville que Jean-Claude Pérez fait mourir à petit feu.

Pour conclure, la situation est très grave. Suite à l’annulation de l’élection pour une fraude dont j’ai été, après 5 longues années de calomnie et de combat devant les tribunaux, totalement blanchi, une équipe d’amateurs a, par défaut, été élue à Carcassonne. Ces gens ont fait perdre beaucoup de temps à la ville et nous précipitent, chaque jour un peu plus, vers une catastrophe économique inévitable dont Carcassonne, en pleine crise, ne se remettra pas ; une équipe à l’image de son petit chef Jean-Claude Pérez qui, contrairement à moi qui ait travaillé toute ma vie, n’a jamais vécu d’autre chose que de la politique. Quelqu’un donc qui ne sait pas gérer et qui ne connaît pas les véritables besoins et préoccupations des travailleurs, Carcassonnaises et des Carcassonnais que nous sommes !

Carcassonne est devenue un avion en difficulté en pleine tempête mais dont le commandant n’a même pas son brevet de pilotage.

Et si la seule chose qui doit m’être reprochée, c’est d’avoir endettée la ville, je dis « Mr Pérez, si vous saviez gérer une ville, vous sauriez alors que cela s’appelle de l’investissement ».

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