Il faut donner un nouvel élan à Carcassonne

Publié le 20 février, 2014 à 12:01 par


Jeudi 13 Février, c’est devant plus de 400 personnes que Gérard Larrat a présenté sa liste « Bien Vivre à Carcassonne » pour les élections municipales.

Un propos très personnel, puis un discours structuré au cours duquel il a pu aborder de nombreux sujets. De l’emploi à l’insécurité, en passant par la Cité et la Bastide ou encore les finances de la ville, ce fût pour lui l’occasion de revenir sur le projet qu’il a façonné pour les Carcassonnais avec son équipe, patiemment, depuis 2008.

Combatif, il s’est présenté fort d’une expérience de Député, de Maire et de 4 ans dans l’opposition. 4 ans pendant lesquels il n’a rien laissé passé, pendant lesquels il s’est insurgé mais pendant lesquels il a, aussi, eu à cœur de beaucoup proposer pour notre ville.

Expliquant chiffres à l’appui que Carcassonne a peu à peu décliné depuis 2009, devenant moins attractive et moins agréable à vivre, il veut lui permettre de retrouver le développement et le rayonnement qu’elle mérite.

Entouré de sa liste au grand complet, il a rappelé son attachement à l’unité, qu’il s’est efforcé de construire.

C’est donc un Gérard Larrat déterminé qui, à 45 jours de l’élection, a martelé que les Carcassonnais ont le destin de leur ville entre leurs mains et qu’il ne tient qu’à eux de donner un nouvel élan à Carcassonne.

Discours de Gérard Larrat lors de la présentation de la liste « Bien Vivre à Carcassonne » à la salle Joe Bousquet de la Mairie de Carcassonne:

« Mes amis, nous avons déjà un pied dans la mairie. Et le 30 mars prochain, nous traverserons la rue Aimé Ramond et nous aurons les deux pieds à l’Hôtel Rolland et alors, nous pourrons commencer à travailler !

Vous le sentez ? La campagne monte en puissance, nos adversaires commencent à avoir peur. Vous sentez, le parfum de la rose ? Il s’évanouit peu à peu.

Et tout cela, c’est grâce à vous !

Tout d’abord aux militants et bénévoles, les amis de toujours et les nouveaux venus que je ne remercierai jamais assez de tout le temps que vous consacrez à cette belle campagne, que ce soit à la permanence, en distribuant des tracts, sur les réseaux sociaux ou en discutant avec la population. Merci à vous car vous êtes les plus forts… mais vous le savez, maintenant, il va falloir redoubler d’efforts pour convaincre et je sais que vous en êtes capables !

Ensuite, je me dois de remercier ces 42 hommes et femmes, courageux, compétents, travailleurs et déterminés qui ont pris place derrière moi.

Eux aussi vont se battre pour la ville, pour vous.

Nous avons besoin d’eux comme nous avons besoin de vous car n’oublions pas que la condition de notre victoire, c’est sanctionner :

celui qui est l’un des députés les moins assidus de la République depuis 4 mandats,

celui qui se gare sans respect sur les places handicapés au mépris de la loi,

celui qui cautionne l’embauche de dizaines d’enfants ou de proches d’élus à la mairie ou à la CAC,

celui qui a promis aux plus démunis, notamment dans les quartiers et qui les a laissés sur le bord du chemin,

celui qui pénalise la population en augmentant les impôts, notamment la taxe d’habitation,

Celui qui a causé l’effondrement de la ville en bloquant les investissements indispensables à son développement,

celui qui a dégradé le climat social en portant la responsabilité d’un laisser-aller qui fait que notre ville est sale, peu accueillante et peu sure et tout cela par manque de travail. On ne gère pas une ville de 50 000 habitants en dilettante en passant seulement quelques heures en mairie !

celui qui a augmenté le chômage, la précarité en s’attaquant aux foyers les plus modestes,

celui qui n’a jamais travaillé de sa vie, dont la politique est le métier, qui n’a pas le souci du lendemain et qui à la différence de beaucoup, n’a aucun problème pour partir en vacances,

celui qui, en définitive, ne remplit pas les conditions requises car le PS lui a appris à gagner les élections mais ne lui a pas appris à gérer,

celui qui a hérité des clefs de la Ville par défaut, à l’occasion d’une opération de manipulation efficace mais au prix de quels dégâts ; des clefs que nous allons lui reprendre,

je veux bien sur parler du futur ancien maire de Carcassonne !

Et je vais vous dire, c’est à cause de lui que la ville a régressé en si peu de temps. Si Carcassonne s’enfonce de jours en jours, c’est que Pérez et son équipe manque de travail, de volontarisme, de professionnalisme, c’est-à-dire de méthode en ce qui concerne l’organisation de l’action. Lorsque je dis que ce sont des amateurs, je veux simplement rappeler que leur rythme n’est pas adapté à l’urgence de la situation dont ils ont fait un mauvais diagnostic.

Pour ma part, j’ai travaillé toute ma vie, sans relâche. La politique n’a jamais été pour moi un plan de carrière mais une mission, une passion. Je connais les dossiers, je sais faire. Ce n’est pas moi qui le dis, ce sont mes adversaires eux-mêmes.

Par ailleurs, j’ai su me remettre en question car j’ai aussi compris que faire de la politique exige d’être un peu plus à l’écoute, plus avenant, moins réservé. Comme je vous l’ai dit, je vais en serrez des mains maintenant !

Et puis vous savez, se remettre en question à mon âge n’est pas une honte, j’en suis fier. C’est ce qui confère de la dignité à un Homme et je me sens plus fort que jamais !

Par contre, ce qui n’a pas changé, c’est ma capacité à m’investir et à travailler au développement et au service de Carcassonne, des Carcassonnaises et des Carcassonnais !

De 2005 à 2008, j’ai mobilisé toute mon énergie sur les projets structurants : l’hôpital, l’ANRU, les Ecoles d’Arts, le transfert de l’EHPAD du Pont Vieux, la crèche de la roseraie, l’extension de l’école de Montlegun, le parking Gambetta si mal engagé.

Les autres dossiers, eux, devaient être engagés dès 2010. Nous allons donc, ensemble, tout reprendre à zéro.

Ce soir, je ne vais pas vous dévoiler tout mon programme mais les grandes orientations qui concernent l’ensemble des Carcassonnaises et Carcassonnais.

Et il va d’abord falloir reconstruire ce qui a été cassé pas l’équipe sortante. Reconstruire et relancer. Retrouver cet élan dynamique que tout le monde avait ressenti lorsque j’étais en fonction.

Cela va passer par une refonte de notre centre-ville qui se meurt dangereusement aujourd’hui. Et vous n’en doutez pas, j’ai un grand projet.

Je vais créer deux fonds d’intervention publique dont l’un permettra la réfection des façades et la mise en lumière de la ville et l’autre permettra l’achat de baux commerciaux pour maintenir l’équilibre et permettre ainsi l’installation d’activités commerciales et artisanales de qualité grâce à l’exercice du droit de préemption que j’ai fait voter en 2008.

Mais il n’y a pas que cela, nous devrons transformer l’esplanade Gambetta. Nos adversaires disent, « c’est la faute de Larrat ». Encore un mensonge ! Ce n’est pas Larrat, c’était un appel d’offre européen décidé par un jury.

Vous savez, il fallait d’abord créer des places de parking pour que les Carcassonnaises et des Carcassonnais puissent accéder à leur centre ville. C’est ça gérer, c’est prévoir pas critiquer bêtement.

Après travaux, j’ai effectivement trouvé que la réalisation n’était pas suffisamment esthétique pour l’entrée d’une ville comme Carcassonne et nous avions décidé, passé le délai légal, d’y réinstaller un véritable square engazonné avec massifs fleuries, arbres, aires de jeu, bancs, statues, carrousel, fontaine, terrasse ; en somme, un véritable lieu de vie qui ferait le joint entre Bastide et Cité.

Sans cesse en train de critiquer, nos successeurs auraient pu le faire. Pourquoi ne l’ont-ils pas fait ?

Dès notre élection, nous le ferons en espérant que tous les semi-remorques et la grande roue qui a transformé cette esplanade en foire de la Sainte-Catherine ne soit pas trop abîmée. Car là aussi, à cause d’eux, nous risquons de payer encore ! Je le répète, gérer c’est prévoir.

Rénover le centre ville ne se résume pas uniquement à refaire quelques rues !

Il faudra aussi dépoussiérer l’aspect règlementaire trop strict du secteur sauvegardé qui empêche nombre de réalisations, ne pas hésiter à repenser totalement ce centre ville en détruisant, si besoin, tous ces bâtiments insalubres afin d’y créer de nouveaux poumons verts, des espaces de vie pour nos enfants et nos aînés, des lieux culturels et des commerces de qualité pour nos artisans, nos commerçants.

Quant à la piétonisation du centre ville, voilà aussi une belle idée qui n’a pas de sens aujourd’hui ! Il faut d’abord repenser le centre dans son ensemble pour le rendre plus accessible notamment aux commerçants qui doivent pouvoir déposer leurs marchandises, aux riverains mais aussi aux clients ! Après, il faudra en partie piétonniser. C’est ça aussi gérer, c’est réfléchir puis travailler.

D’ailleurs, laissez-moi vous dire aujourd’hui, que dès notre élection, nous instaurerons le stationnement gratuit d’une heure dans la Bastide, afin de créer la fluidité et faciliter l’accès de la clientèle aux commerces de proximité. C’est comme cela que l’on créait de la richesse.

Au plan économique, vous le savez, notre priorité c’est l’emploi. Je sais faire, je l’ai prouvé. Sous mon mandat, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 1000 emplois créés, un chômage à moins de 10 %.

Pour cela, nous avions épaulé nos chefs d’entreprises, nos artisans, nos commerçants et nos investisseurs qui, aujourd’hui, ont perdu confiance. Nous allons leur redonner la confiance qu’ils méritent !

Mais nous devrons réparer les bourdes de l’équipe sortante : la zone de Béragne notamment où je m’étais entendu, même si nous n’étions pas du même bord, avec Georges Frêche, avec qui nous avions échafaudé un plan d’action concret.

Pérez est arrivé, a tout promis en disant : « la région est à gauche, elle va nous aider » puis… tout a été stoppé. Rendez-vous à l’évidence Mr le fanfaron, même vos amis socialistes ne veulent pas travailler avec vous !

Heureusement que certains sont tout de même venus à la rescousse pour vous aider à remplir les rangs du théâtre lors de la présentation de votre liste où peu de Carcassonnaises et de Carcassonnais avaient fait le déplacement. La sanction des urnes va vous faire drôle au mois de mars !

Au plan économique toujours, j’ai depuis longtemps expliqué qu’il fallait faire une place de choix au tourisme d’affaire notamment en créant une fondation qui récoltera les financements des sociétés nationales et internationales qui ont une mission d’aide aux projets culturels et patrimoniaux. Ainsi, le tourisme d’affaire dynamisera l’activité de nos restaurateurs, hôteliers et commerçants, notamment en basse et moyenne saison. Une occasion unique de faire vivre la Cité toute l’année. Là aussi, l’équipe sortante n’a rien compris !

A ce sujet, nous allons terminer la réfection de l’Odéum dont les travaux sont au 2/3 réalisés pour qu’enfin, Carcassonne puisse bénéficier d’un centre de Congrès de 9 salles pouvant accueillir jusqu’à 500 personnes. Sinon, où voulez-vous que ces gens viennent, nous ne pouvons même pas les accueillir ?

C’est pour cela qu’ils se replient sur Albi par exemple. Et bien moi, vous allez dire que je suis un peu chauvin, mais je préfère que ces gens dépensent plutôt leur argent chez nous qu’à Albi. Pas vous ?

Mais là aussi, le maire sortant n’a rien compris. Il a même annoncé qu’il allait vendre l’Odéum qui est quasiment prêt à l’emploi et créer un centre de congrès au Pont Vieux. Quand ? Dans 15 ans, dans 20 ans. Jean-Claude Pérez ne serait pas ce qu’il est, je penserais qu’il le fait exprès ou que c’est un sketch, une caméra cachée. Malheureusement, ça n’est pas le cas…

Au niveau de l’investissement, Carcassonne est au point mort. Moi, j’avais beaucoup investi et cela m’a été suffisamment reproché. Finances de la ville dans le rouge, réseau d’alerte etc.

Encore une supercherie, une manipulation menée par celui qui a été vertement remis à sa place par le Directeur Départemental des Finances Publiques, lui-même, qui n’a pas hésité à parler à ce sujet d’instrumentalisation politique.

Allez Mr Pérez, laissez faire ceux qui savent et continuez à ignorer, c’est là où vous êtes le plus fort.

Vous voyez, moi, je peux faire du Pérez. Lui ne pourra jamais faire du Larrat parce qu’il n’a ni les qualités ni les compétences !

Je vais vous expliquer, l’investissement, c’est de la réflexion, du travail et une vision d’avenir pour tous les Carcassonnaises et des Carcassonnais.

Investir, c’est faire travailler nos entreprises locales, créer des établissements structurants pour nos aînés (comme le nouvel EHPAD que j’ai épaulé), pour nos enfants (comme l’Ecole des Arts que j’ai créée) et pour l’ensemble de la population qui se lève tôt le matin pour travailler. Avec moi, vous saviez où allaient vos impôts. Ils étaient investis pour votre Avenir.

Aujourd’hui, cet avenir possible pour Carcassonne est dilapidé dans des augmentations de frais de fonctionnement anormales. D’ailleurs, nos impôts ont grimpé de façon alarmante, la facture est amère. On peut aujourd’hui parler de matraquage fiscal à Carcassonne. Et qui trinque ? La classe moyenne et les revenus les plus modestes bien sur !

Plus d’1 million d’euros sont sortis tous les ans à cause de la suppression de l’abattement de 10% sur la taxe d’habitation et c’est 1 million de moins de pouvoir d’achat !

Je pense aux employés de mairie cadre C à qui j’avais revalorisé les salaires dès mon arrivée. D’après les informations qui circulent en mairie, cette revalorisation devrait être annulée dès avril. J’espère de tout cœur que non car il s’agirait d’une régression sociale.

Ils cherchent à trouver de l’argent partout, à n’importe quel prix, comme une équipe en manque.

Les clases moyennes sont asphyxiées et le grand socialiste humaniste qui avait promis de les défendre, les matraque un peu plus chaque jour.

Avec Pérez, Carcassonne est devenue la Ville où ceux qui gagnent le moins payent le plus. Relancer l’économie, c’est aussi ça lutter contre la précarité et c’est ce que je ferai !

Notre programme sera également axé sur le retour du Bien Vivre à Carcassonne.

Nul besoin de dresser les uns contre les autres, nous avons besoin de quartiers vivants et fraternels et c’était le cas quand j’étais aux affaires car nous avions une police municipale présente, à l’écoute de la population. Une vraie police de proximité, dans les rues et dans les quartiers de la ville.

Aujourd’hui, l’équipe Pérez leur demande de coller des PV et de flasher les automobilistes. Ça n’est pas leur rôle et ils en ont assez, comme ces fonctionnaires en grève ou en procès avec la mairie.

En grève ou en procès avec la mairie ? Mais ça n’est jamais arrivé des mon temps ! Avec moi, on discute, on trouve des solutions !

Retrouver l’art du Bien Vivre à Carcassonne, c’est aussi avoir accès à une ville éclairée, sécure, fleurie. Les impôts sont suffisamment élevés pour obtenir satisfaction sur ces points !

Enfin, notre programme n’oubliera pas la jeunesse. Nous ferons l’effort sur le développement de l’enseignement supérieur avec 4 licences supplémentaires. Pour cela, j’ai un plan bien précis que je vous présenterai très prochainement. Il s’agira d’utiliser en partie l’ancien hôpital pour lequel je proposerai, en temps utiles aux autorités publiques, une reconversion totale. Pour cela, nous nous appuierons sur Perpignan et Montpellier mais également sur Toulouse.

De la jeunesse, qu’elle soit sur la carte d’identité ou de la jeunesse d’esprit, il y en a beaucoup derrière moi.

Une vraie dynamique s’opère. Je ne le sens pas, je le ressens !

Avec vous et avec eux, nous allons reprendre les clefs de cette ville qui se meurt et lui redonner vie.

Le combat sera difficile mis je nous sais unis, armés. Unis par nos convictions, qui ne sont ni de droite, ni de gauche, ni du centre. Notre point commun, c’est notre parti, Carcassonne ! et l’énergie est de notre côté.

Nos adversaires doutent, craignent, ont peur. J’avais d’ailleurs prévenu Jean-claude Pérez en lui disant que cette élection sentait de moins en moins la rose et que j’arrivais. Aujourd’hui je luis dis : NOUS ARRIVONS ! »

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